Nous sommes des êtres façonnés de nos croyances. C’est comme ça! On vient au monde et on se construit à partir des croyances reçues de notre entourage, de notre éducation, de la société et de nos expériences.

Grandir consiste à remettre en question les croyances reçues et à en adopter de nouvelles qui font plus de sens dans notre existence.

Oui, rien n’est plus sain et plus mature que de savoir qu’une croyance n’est jamais définitive. Et ce, peu importe qu’elle concerne la famille, le travail, l’argent, la vie, la mort, etc

Aider à la croissance

Une croyance est comme le tuteur qu’on plante à côté d’un petit arbre. Au fur et à mesure que celui-ci grandit, on doit ajuster le tuteur pour suivre la croissance. Puis un jour, l’arbre n’en a plus besoin car il se dresse dans sa force et dans sa splendeur.

Alors inutile de faire la guerre aux croyances car ce sont elles qui nous poussent au dépassement et qui nous aident à grandir. C’est en questionnant nos croyances qu’on fait de nouvelles prises de conscience et qu’on décide de changer.

Nos croyances spirituelles

Quand il est s’agit de croyances spirituelles, les esprits s’échauffent parfois. Il y a un je-ne-sais quoi de super délicat lorsqu’on se lance dans des échanges à ce niveau.

Pourtant, les croyances spirituelles n’ont pas à être irrévocalbe. Elles aussi sont en mouvance.

Assumer nos propres croyances à ce niveau ne signifie pas entrer résister aux croyances des autres.

Au contraire!

S’assumer dans nos croyances signifie qu’on donne le droit aux autres d’en faire tout autant.

S’assumer dans nos croyances implique une ouverture à les remettre en question.

S’assumer dans nos croyances laisse place au dialogue, à l’écoute et à l’échange dans le respect.

***

Extrait de mon livre Dieu s’en moque , Éd. Québec Amérique, p 30-31

“Récemment, j’ai remarqué que mes croyances ont toujours entretenu une forme de peur en moi. J’ai longtemps cru inconsciemment que si je ne leur obéissais pas, un « malheur » m’arriverait. Quand je croyais à la réincarnation, je faisais attention à mes actes par crainte de me créer un mauvais karma. Quand je suis revenue au catholicisme, je respectais les commandements par crainte de ne pas pécher. Quand j’ai adhéré au conscient positif, j’ai écarté de ma vie les gens défaitistes par crainte que leur négativisme ne me nuise. Quand j’ai embrassé la loi de l’attraction, je me suis mise à surveiller mes pensées par crainte de produire des effets indésirables dans ma vie.

Plus j’avance, plus mon âme s’écrie : « À bas les croyances! » Je ne peux plus m’empêcher de questionner leur validité. Avant, elles étaient une sécurité. Je les prêchais, je les exposais et les défendais avec conviction. Je pouvais en parler pendant des heures!

Maintenant, je les observe et j’évalue leurs retombées dans mon quotidien. Est-ce qu’elles me poussent à aimer l’autre ou à le juger? Est-ce qu’elles provoquent de la souplesse ou de la rigidité en moi? Est-ce qu’elles me donnent des ailes ou sont-elles un boulet? Surtout, je sais qu’elles ne sont que de passage. Il se pourrait bien qu’un jour, je n’en ai plus besoin.

Dieu se moque des croyances spirituelles que nous entretenons. Il cherche même à se déloger des statues et des traditions dans lesquelles nous l’avons cimenté. Ce qu’il veut, c’est une terre vierge de toute idée préconçue à son sujet. Si les croyances permettent de grandir intérieurement, elles seront toujours réductrices en soi. C’est pourquoi elles s’effacent et finissent par tirer leur révérence. Il ne reste alors qu’un espace vacant où l’on peut faire l’expérience du divin, sans aucune restriction.”

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